Le petit déjeuner constitue après une nuit de jeûne, un potentiel énergétique et nutritif essentiel pour faire face aux besoins de l'organisme, pour éviter la fatigue et favoriser la concentration. Des études portant sur l'attention, la mémoire de travail et la mémoire secondaire ont démontré qu'un petit déjeuner riche en sucres lents, aide à maintenir le même niveau de performances mentales au cours de la matinée.
Un petit déjeuner équilibré doit suivre la « règle des 4 » :
Exemple de petit déjeuner équilibré pour un homme adulte :
Exemple de petit déjeuner équilibré pour une femme adulte :
Le petit-déjeuner continental Le petit-déjeuner continental est un classique, c’est le petit-déjeuner « à la française, uniquement composé de produits sucré. Souvent servi à table, c’est celui que l’on retrouve dans tous les hôtels de France*. Il se compose généralement de boissons chaudes (café, thé, chocolat), de pain, de viennoiseries (croissant, brioche), de confiture, de beurre, de jus de fruits, de yaourts, de céréales et de fruits frais. *source : Coach Omnium |
Le petit-déjeuner anglais Le petit-déjeuner anglais, comme son nom l’indique, tire son origine de nos voisins britanniques. Il est plus copieux que le petit-déjeuner continental mais surtout plus riche. Il se compose généralement de toasts, de beurre, de confiture et/ou de marmelade, d’œufs, de bacon, de saucisse, de tomates cuites, de champignons, d’haricots blancs, de pommes de terre, de sauce ainsi que de jus d’orange, de café et de thé pour les boissons. |
Le petit-déjeuner américain A la fois sucré et salé, le petit-déjeuner américain offre un juste milieu entre le petit-déjeuner continental et le petit-déjeuner anglais. Il se compose généralement de jus de fruits, de café parfumé (noisette, amande, chocolat), de lait nature et aromatisé, de pancakes et de gaufres à napper avec du sirop d’érable, de miel, de sucre, de confiture ou encore de cannelle, de céréales, de yaourts, de compote, de salade de fruits et d’omelette accompagnée de légumes ou de jambon. |
Étymologie
Le mot déjeuner vient du latin « disjunare » qui signifie « rompre le jeûne ». Il a commencé par désigner le premier repas de la journée. En ancien français, il se conjuguait comme suit : je desjune, tu desjunes, il desjune, nous disnons, vous disnez, ils desjunent ce qui nous donne également l’origine du mot dîner. Comme le mot déjeuner est devenu le repas de midi, on a ajouté petit pour le sens originel.
Chez les Romains
Le matin, les romains mangeaient du pain frotté d’ail ou d’oignon qu’ils arrosaient de vin coupé d’eau. Pour les plus aisés, le petit-déjeuner était un peu plus étoffé avec davantage de produits tels que le lait, le fromage, le miel, les œufs, les fruits frais et les figues séchées.
Déjà à cette époque, la ville fourmillait de gens pressés dès le matin. Ceux-ci se rendaient dans des « thermopolia » où ils pouvaient manger, sur place ou à emporter, du boudin grillé, des fritures de poisson, des brochettes de viande et des beignets épicés.
Les amateurs de sucré se rendaient, quant à eux, chez les boulangers pour y trouver des pains mollets de Cappadoce, des gâteaux au miel et au lait et des biscuits de Rhodes.
Chez les Gaulois
Pour le petit-déjeuner, jentaculum en latin, les Gaulois mangeaient principalement de la charcuterie et du fromage. Ils accompagnaient ce repas d’hydromel, une boisson composée d’eau et de miel, et de bouillie d’orge au miel.
Au Moyen Âge
La soupe au vin accompagnée de pain était le petit-déjeuner des chevaliers. Ils versaient un potage gras parfumé aux légumes, au lait cru et aux lardons sur cette épaisse tranche de pain.
Cette pratique est à l’origine du mot « copain » qui signifie partager le pain.
A la Renaissance
C’est à cette époque que l’on commence à se rapprocher de notre petit-déjeuner « moderne ». Au 16e siècle, les gens mangeait de larges et épaisses tranches de pain grillées ou « tostées », recouvertes de beurre salé qu’ils trempaient dans du lait tiède.
A la cours de Louis XIV
C’est à la cour de Louis XIV que le café fit son apparition. Il fut importé par l’ambassadeur du sultan turc, Soliman Aga et présenté au roi en 1696, mais ce dernier lui préféra la tisane de sauge et de véronique pour son petit-déjeuner. Le café sera longtemps considéré comme un produit de luxe car cher à l’importation.
Le café-crème et le croissant
Le café crème a été inventé à Vienne par un soldat polonais, du nom de Kolschitsky, en 1683. Il servait dans son « salon de café », un café agrémenté de crème fouettée, de sucre et de lait pour l’adoucir. Il accompagnait son café d’une pâtisserie en forme de croissant de lune, le symbole du drapeau turc. Cet assortiment rencontra un franc succès à Vienne mais aussi dans toute l’Europe. C’est l’invention du café crème et du croissant.
A la Révolution française
La tasse de café ou de thé était le composant principal du petit-déjeuner de cette époque. Pendant la Révolution, devant l’assemblée, des grillades sont servies aux députés sur de longues fourchettes.
C’est aussi à cette époque que l’on commence à se questionner sur le petit-déjeuner et à se demander s’il vaut mieux manger peu ou au contraire faire un petit-déjeuner copieux.
Au 19e siècle à la campagne
La coutume au début du 19e siècle en matière de petit-déjeuner était le pain que l’on trempait dans la soupe. On faisait aussi du pain perdu, des tartines de pain rassis trempées dans du lait et dans un œuf battu que l’on passait ensuite à la poêle.
L’apparition des céréales
Ce n’est que vers la fin du 19e siècle que les céréales firent leur apparition au petit-déjeuner. C’est aux Etats-Unis, en 1890, qu’un stomatologue (science de la bouche et des dents) du nom de John Kellogg inventa les premiers corn flakes. C’est son frère Will Kellogg qui créa l’entreprise Kellogg en 1906 … Pendant ce temps en Suisse, le Dr Bircher Benner invente le muesli, qui signifie « petit râpé ». La consommation des céréales en France reste relativement faible jusque dans les années 80 où le marché explose.